Auteur, promoteur littéraire et formateur camerounais, Ray NDÉBI œuvre depuis plusieurs années pour la valorisation du livre africain. Entre écriture, accompagnement et exigence, il défend une littérature de qualité au Cameroun et au-delà.
Son histoire avec l’écriture remonte à 1989, lorsqu’il est encore en classe de cinquième. Déjà, l’imaginaire le pousse à inventer sa première histoire : celle d’un robot venu sauver des enfants maltraités. Un début précoce, presque prophétique, pour celui qui allait faire de la littérature un territoire de combat.
Ray NDÉBI écrit dans plusieurs genres, roman, poésie, nouvelle, essai, avec une plume que ses lecteurs qualifient de simple, naturelle, parfois rugueuse, mais toujours sincère. Son parcours littéraire s’est nourri de géants comme Victor Hugo, Dante, Aimé Césaire, Paulo Coelho ou encore Mongo Beti, dont les œuvres ont profondément façonné sa vision du texte et du monde.
Parmi ses publications majeures figure The Last Ghost, Son of Struggle (2018), un roman qui lui a même valu l’attention d’agents de cinéma américains. Mais au-delà de ses livres, c’est peut-être son engagement dans l’encadrement du livre africain qui fait sa singularité. À travers des initiatives comme Ônoan, ACOLITT , il œuvre depuis des années à rehausser le niveau de production littéraire sur le continent.
Là où beaucoup voient simplement un marché, Ray NDÉBI voit une urgence : celle de la qualité. Il se décrit lui-même comme un « réparateur » dans l’écosystème du livre. Une image forte, qui résume bien son rôle. Former les auteurs, accompagner les manuscrits, sensibiliser éditeurs et lecteurs : son travail se fait souvent dans l’ombre, mais ses effets commencent à se faire sentir.
Son regard sur le secteur du livre au Cameroun est lucide, parfois sévère. Il déplore une médiocrité devenue presque ordinaire, où la rapidité de publication prend trop souvent le pas sur l’exigence. Pourtant, malgré les obstacles, il refuse de céder. Parce qu’au bout du compte, dit-il, tout son travail vise une seule chose : préserver le lecteur.
Aujourd’hui, Ray NDÉBI continue de préparer plusieurs ouvrages consacrés à la littérature, tout en multipliant ateliers, conférences et accompagnements. Une mission qu’il mène avec passion, convaincu que le livre africain mérite mieux, et peut mieux.
Ray NDÉBI n’est pas seulement un écrivain. Il est l’un de ces veilleurs qui rappellent, avec obstination, que la littérature n’est pas un luxe : c’est une responsabilité.





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